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Amblyopies fonctionnelles (1994) - Dépistage


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Quels sont les principes du traitement de l'amblyopie ?


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Introduction
Nous emploierons le terme d’amblyopie au sens large du terme qui désigne une acuité visuelle plus faible que la norme. Ceci nous permettra de ce fait d’inclure l’amblyopie organique par privation visuelle d’un ou des deux yeux, et l’amblyopie fonctionnelle par interaction binoculaire anormale, forte erreur de la réfraction ou encore réfraction asymétrique sur chaque œil. Quoi qu’il en soit, l’amblyopie résulte d’une perturbation de l’expérience visuelle précoce.
L’examen orthoptique et notamment les lunettes à secteurs, la réaction à la défense monoculaire, l’étude de la motilité oculaire, ainsi que l’examen ophtalmologique du fond d’œil sont des méthodes cliniques permettant d’évoquer la suspicion d’une amblyopie. Les potentiels évoqués visuels nous renseignent sur la maturation corticale visuelle.
L’électrorétinogramme analyse le fonctionnement de la voie visuelle des photorécepteurs jusqu’aux cellules bipolaires et nous renseigne sur la valeur fonctionnelle rétinienne. Le nystagmus optocinétique traduit l’aptitude visuelle à stabiliser l’image en mouvement sur la rétine. Cependant, l’exploration électrophysiologique des voies visuelles chez l’enfant est réservée plus volontiers aux cas de malvoyance ou de baisse d’acuité visuelle inexpliquée. Néanmoins, nous ne possédons à l’heure actuelle que la méthode basée sur la technique du regard préférentiel actuelle, pour apprécier la valeur subjective de l’acuité visuelle du bébé.
Imaginée par Fantz en 1 958, et développée en France par Vital-Durand, la technique simplifiée en est représentée par les cartons de Teller. Il est important de bien situer la méthode des cartons de Teller par rapport aux autres tests d’acuité visuelle. En effet, la mesure réalisée aux cartons de Teller donne une acuité de résolution par détection d’une rayure alors que dans l’identification d’un dessin tel que dans l’échelle de Pigassou, il s’agit d’une reconnaissance des formes.
La mesure aux cartons de Teller représente ainsi celle du pouvoir de résolution ou pouvoir séparateur de l’œil lié à la structure rétinienne qui est supérieure à la reconnaissance des objets qui est une acquisition cognitive.
Nous insistons de ce fait sur cette différence essentielle à effectuer entre l’acuité de détection et de résolution et l’acuité de reconnaissance.
Matériel et méthode
Les cartes de Teller actuellement utilisées sont numérotées de 15 à 1. Elles comportent sur leur plage latérale un réseau constitué de bandes blanches et noires verticales alternées. Un sous-ensemble d’une raie noire et d’une raie blanche s’appelle un cycle, chaque carton étant caractérisé par le nombre de cycles par centimètre de son réseau. La progression d’une planche à l’autre se fait par demi-octave, l’octave étant le double de la fréquence spatiale, c’est-à-dire le nombre de cycles par centimètre du réseau. On présente ainsi successivement des cartons aux réseaux de plus en plus fins. Le réseau le plus fin vers lequel se porte le regard de l’enfant attiré par une forme structurée se détachant d’un fond uniforme, est un indicateur de son pouvoir de résolution spatiale.
En tenant compte de la distance de présentation du test, on convertit les cycles par centimètre en cycles par degré, c’est-à-dire la valeur en degrés de l’angle visuel qui sous-tend d’une part l’image rétinienne et, d’autre part, l’objet regardé. On calcule ainsi l’acuité visuelle correspondante.
Ainsi, par exemple, pour une présentation des cartes à 55 cm :
• La carte 15 de 0,32 cycle/cm ou 0,31 cycle/degré est égale à 20/1 600 de vision.
• La carte 13 de 0,64 cycle/cm ou 0,61 cycle/degré est égale à 20/800 de vision, ce qui équivaut environ à 1/40 en échelle décimale ou 0,025 en échelle logarithmique.
• La carte 5 de 9,8 cycles/cm ou 9,4 cycles/degré est égale à 20/15 de vision, ce qui est supérieur à 10/10 d’acuité visuelle.
Ainsi, par des examens répétés sur une grande série de bébés normaux d’âges différents, des auteurs tels Teller, Atkinson, Vital-Durand ont pu établir des tables de l’acuité visuelle dite normale pour l’âge. Nous rappelons que nous considérons comme normale l’acuité visuelle aux cartons de Teller si elle est de 3 cycles/degré soit 1/10 à 3 mois, 9 à 12 cycles/degré soit 3 à 4/10 à 1 an et 30 cycles/degré soit 10/10 à 3-4 ans. Ce test a été pratiqué chez des enfants de 3 à 18 mois, l’intérêt du test étant difficile à maintenir au-delà de cet âge sauf chez les enfants atteints d’un retard psychomoteur.
Résultats
Depuis mai 1 989, nous avons comptabilisé un peu plus de 2 000 Teller, soit 4 000 yeux, pratiqués chez des enfants âgés de 3 à 42,5 mois avec une moyenne d’âge à 10,99 mois. Sur cette population mère d’environ 2 000 Teller, nous avons retenu un échantillon de 757 examens, ce qui laisse une erreur minime, le seuil de confiance étant de 95  %.
Sur ces 757 examens, l’effectif des enfants examinés était de 381 cas, certains faisant l’objet de plusieurs examens, deux au minimum.
Parmi ces cas, nous avons classé les enfants examinés par type de pathologie. Ainsi, nous avons retenu comme critère pathologique la prématurité, l’existence d’un strabisme, l’existence d’un nystagmus, l’existence d’un retard psychomoteur, qu’il y ait ou non une cause organique associée. Un groupe d’enfants normaux a été distingué dans cet effectif. Pour chacun de ces sous-groupes, nous avons tenté de rechercher les corrélations avec les antécédents parmi les ascendants. Nous avons tenté de voir s’il y avait une relation avec la réponse au test de Lang ainsi qu’avec la pathologie associée. Nous avons essayé d’établir la relation entre la catégorie d’anomalie chez ces enfants et le vice de réfraction associé éventuellement. Le but de cette étude est de suivre l’évolution de l’acuité visuelle aux cartons de Teller puis de comparer cette évolution et la mesure de l’acuité visuelle obtenue aux réseaux et au test de Pigassou à l’âge verbal. Sachant que nous ne nous adressons pas aux mêmes niveaux d’intégration, nous cherchons à savoir si le test de Teller était un examen fiable pour dépister l’amblyopie chez les jeunes enfants.

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Date de création de la page : mai 2010

Date de révision de la page : Mardi, 24 Mars 2015